Facebook augmente ses recettes publicitaires par la vente directe de billets de train

Les réseaux sociaux se sont lancés à l’assaut de la vente en ligne. Aux Etats-Unis, Instagram a créé un bouton qui permet d’acheter des produits sur sa page sans passer par un site spécialisé dans les transactions bancaires. En France, Facebook propose désormais à ses utilisateurs d’acheter directement sur son service de messagerie Messenger des billets de train SNCF. Une tendance qui risque de rapidement se répandre.

L’objectif : favoriser l’achat « d’impulsions » en réduisant le nombre de clics entre la photographie promotionnelle d’un bord de mer que de la SNCF publie sur Facebook et l’achat du billet de train correspond. Il suffit à présent de discuter avec un robot qui trouvera vos billets de train. En une poignée de seconde il ne reste plus qu’à payer. La transaction se fait sans jamais quitter Messenger. Le tout grâce à vos information bancaires remplies au préalable sur le site de la SNCF. A l’heure actuelle, selon Jean-Philippe Schmidt, porte-parole des CFF, l’ancienne régie fédérale n’envisage pas de proposer un service similaire aux consommateurs.

Cette nouvelle pratique est susceptible de changer les règles du jeu. Elle pourrait faire de ces plates-formes, les plus grands centres commerciaux de la planète. Certes, pour l’instant, en France, les informations bancaires ne sont communiquées qu’à la marque, en l’occurrence la SNCF, non pas à Facebook, mais, habitués à la facilité de l’acte d’achat, ce n’est qu’une question de temps avant que les utilisateurs ne réclament eux-mêmes la prise en charge de ses informations par Facebook. A moins que les utilisateurs comprennent les risques que comportent cette nouvelle pratique. En effet, Facebook n’est pas une plate-forme sécurisée, comme le montrent les nombreuses affaires de pertes de données auxquelles l’entreprise a due faire face ces dernières années. [1]Nous savons par exemple que les employés de Facebook ont pu consulter des millions de mots de passe d’utilisateurs, parce qu’ils étaient conserver sans être chiffrés dans les bases de données de l’entreprise. Un article en français sur MSN et l’annonce de 4iQ, la société spécialisée dans la sécurité informatique et la protection des données qui a alerté le public.

Nous n’avons pas besoin de Facebook pour pouvoir continuer d’utiliser des services gratuits et de qualité. Il existe déjà de nombreuses alternatives aux services des GAFAM qui sont réellement gratuites (c’est-à-dire qui n’impliquent pas de « monnayer » nos libertés), car leur financement repose sur le modèle originel d’Internet : la décentralisation, qui permet la mutualisation des coûts en stockage, en calcul et en bande passante.

Par exemple, La Quadrature du Net fournit à plus de 9 000 personnes l’accès au réseau Mastodon, une plate-forme libre et décentralisée qui fournit les mêmes services que Twitter. Chacun peut s’inscrire à ce réseau Mastodon via le site Mamot.fr, qui n’est que l’un des milliers de nœuds du réseau, chaque nœud étant interconnecté avec les autres. Ceci permet de répartir les coûts entre de très nombreux acteurs qui peuvent ainsi plus facilement les supporter sans avoir à se financer par la surveillance de masse.

Source : https://www.franceculture.fr/emissions/le-reportage-de-la-redaction/facebook-vers-une-revolution-du-e-commerce

 

Notes   [ + ]

1. Nous savons par exemple que les employés de Facebook ont pu consulter des millions de mots de passe d’utilisateurs, parce qu’ils étaient conserver sans être chiffrés dans les bases de données de l’entreprise. Un article en français sur MSN et l’annonce de 4iQ, la société spécialisée dans la sécurité informatique et la protection des données qui a alerté le public.

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