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Analyse publicitaire du journal « 20 minutes »

Introduit en 2006 sur le marché romand, le journal 20 minutes se présentait comme une publication à  destination des jeunes adultes[1]https://www.swissinfo.ch/democratiedirecte/la-guerre-des-quotidiens-gratuits-est-lancée/4805268. L’information y est traitée de manière précise, concise et directe [2]https://www.swissinfo.ch/democratiedirecte/une-bataille-des-journaux-gratuits-en-vue/4736518, c’est à  dire en s’en tenant seulement aux faits, sans les analyser. Distribué gratuitement dans les gares, les points de fort passage et de nombreux établissements, le journal est financé entièrement par la publicité – son éditeur, Tamedia, l’ayant annoncé de manière claire et décomplexée. Cet état de fait étant donc connu de la plupart, je souhaitais  apporter dans cet article un éclairage plus précis sur la quantité et la qualité de la publicité inclue dans le journal. Pour ce faire, j’ai répertorié et analysé  le contenu de 6 éditions romandes du 20 minutes [3]Il s’agit des éditions du 25, 30, 31 août 2016 et 6, 20 et 21 décembre 2016, récupérées lors de mes trajets, sans critères de sélection.. Récapitulatif des mécanismes avantageux que présente cette publication du point de vue des annonceurs.

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Notes   [ + ]

1. https://www.swissinfo.ch/democratiedirecte/la-guerre-des-quotidiens-gratuits-est-lancée/4805268
2. https://www.swissinfo.ch/democratiedirecte/une-bataille-des-journaux-gratuits-en-vue/4736518
3. Il s’agit des éditions du 25, 30, 31 août 2016 et 6, 20 et 21 décembre 2016, récupérées lors de mes trajets, sans critères de sélection.

Une étude invite la SSR à renoncer à la publicité

Alors que la presse suisse a perdu plusieurs de ses titres et que l’hécatombe se poursuit, le Centre d’évaluation des choix technologiques TA-SWISS vient de publier les résultats d’une étude intitulée « Médias et formation de l’opinion » (Medien und Meinungsmacht)  qui risque ne de ne pas plaire aux maîtres d’orchestre du système publicitaire suisse.[1]Ce Centre a pour objectif de suivre les évolutions et développements technologiques et de déceler les conséquences sociales, légales et éthiques des nouvelles technologies. Il a également pour mission de favoriser le débat autour des enjeux scientifiques et technologiques. Affilié aux Académies suisses des sciences, c’est un organe de conseil mandat est ancré dans la Loi fédérale sur la recherche. Estimant que dans une démocratie directe, les citoyens sont appelés à voter sur des questions complexes, une information variée et de qualité est indispensable, le Centre d’évaluation suggère que Les médias, qui fournissent une partie de cette l’information, ne doivent pas dépendre des intérêts des annonceurs qui diffusent leurs publicités dans les médias.[2]La publicité présente par exemple un quart des revenus de la SSR Selon l’étude, il est temps « [d’]envisager une renonciation à la publicité et au sponsoring [soutien financier] »

Pour approfondir, lire le résumé de l’étude « Médias et formation de l’opinion ».

 

Notes   [ + ]

1. Ce Centre a pour objectif de suivre les évolutions et développements technologiques et de déceler les conséquences sociales, légales et éthiques des nouvelles technologies. Il a également pour mission de favoriser le débat autour des enjeux scientifiques et technologiques. Affilié aux Académies suisses des sciences, c’est un organe de conseil mandat est ancré dans la Loi fédérale sur la recherche.
2. La publicité présente par exemple un quart des revenus de la SSR

Le journal les Échos propose une édition avec moins de publicités

L’essor des bloqueurs publicitaires poussent les journaux à faire des compromis avec les acteurs du double marché. Une stratégie élaborée par le journal les Échos l’illustre bien. Quand un internaute équipé d’un bloqueur de publicité arrive sur son site, le message suivant est affiché :

Le journal fait donc un pas en avant vers le lecteur qui n’apprécie pas la publicité en lui proposant une édition qui contient moins de publicité. Mais ce n’est pas tout. Alors même qu’il fait un geste dans le sens du lecteur, le journal fait un pas de côté, car sa proposition, c’est aussi un message publicitaire. Un message publicitaire qui fait la promotion d’une édition spéciale de son produit. Grâce à la technique informatique, les Échos arrivent à cibler un segment de la population difficile à atteindre.

La pub sur les réseaux sociaux rattrapera les journaux en 2019

Selon une dépêche Ats, qui relaie une étude de l’agence française Zenith,[1]Zenith appartient au groupe français Publicis. les dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux augmentent de 20% par an dans le monde. Elles devraient rattraper celles des journaux en 2019. Aujourd’hui, elle représentent déjà 16% des investissements. La progression correspondra à une augmentation de  72% entre 2016 et 2019, passant de 29 milliards de dollars à 50,2 milliards.

 

Notes   [ + ]

1. Zenith appartient au groupe français Publicis.