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Le CLIP à la rencontre de la population

Samedi 13 octobre, nous étions une dizaine de militant-e-s du CLIP à nous retrouver sur la place de la Riponne à Lausanne pour aller à la rencontre de la population. Armé-e-s de grandes affiches vierges, de scotch et de feutres multicolores nous avons encouragé les passants à partager leur point de vue sur la publicité. Passé l’étonnement, l’accueuil était plutôt positif, les contributions nombreuses et les discussion cordiales.

Nous avons également permis à tout un chacun d’expérimenter le droit de non réception en masquant l’affiche publicitaire qui trône à la sortie du métro et en la montrant uniquement à la demande (grâce à un mécanisme astucieux formé de deux militant-e-s aux bras solides). A notre grande surprise (et pour notre plus grand plaisir!) sur la cinquantaine de personnes qui ont participé seule quatre on choisi de voir la publicité. Preuve s’il en fallait de la nécessité de remettre en question l’omniprésence de la pub dans l’espace public.

De cette action, il ressort pour nous l’évidence que malgré l’apparente resignation face au rouleau compresseur des annonceurs, l’emprise de la publicité est un sujet qui résonne dans la population et mérite d’être discuté sur la place publique!

A bientôt pour de nouvelles actions!

10 idées à battre en brèche à propos de la publicité

Suite à l’action du 13 octobre 2018 au marché de Lausanne, il m’a semblé utile de ressortir des archives du CLIP ce texte de Mirko Locatelli, l’un des initiateurs de la résurgence du mouvement anti-pub en Suisse. Au vu des échanges que nous avons eu avec la population, bien que le sentiment d’une invasion publicitaire soit largement partagé, on peut dire que certaines idées reçues ont la vie dure.. voici donc de quoi nourrir la discussion.

  1. La publicité, c’est le moteur de l’économie

« Si la publicité ne servait à rien, cela se saurait » affirme à raison Jacques Séguéla, le chef de meute des publicitaires. Reste à savoir à qui elle sert et quel modèle économique elle défend. L’affichage publicitaire est en effet la prérogative d’un nombre restreint de grandes entreprises, qui disposent des moyens nécessaires pour cette promotion et qui contrôlent le 95% du marché publicitaire. Ce ne sont pas la boulangerie, le bistrot ou la petite boutique du coin qui s’affichent pour vanter leur pain, leur plats ou leurs habits ; ce sont la grande distribution, l’industrie de la malbouffe ou les fabriques du textile qui font de la pub dans nos rues. La défense des petits commerces de quartier, pourvoyeurs de lien sociaux et de qualité de vie, ainsi que le soutien à une économie locale et à taille humaine, passent ainsi également par l’abolition de la publicité commerciale.

  1. La publicité, c’est une manne pour les caisses publiques

À Fribourg, l’affichage publicitaire rapporte aux caisses communales 300’000 francs. Sur un budget annuel de 252 millions, il ne s’agit donc que de 0,12% du budget total – et ce chiffre pourrait encore être revu à la baisse en tenant compte des coûts indirects de la publicité (par exemple, en terme de santé communautaire, de prévention du surendettement, etc.). La ville dispose d’un parc d’environ 400 panneaux, de différents formats, qu’elle loue en exclusivité à la SGA pour un prix moyen d’environ 750 francs par an. La SGA reloue ensuite aux entreprises privées ces mêmes surface à des tarifs oscillant entre le 300 et le 600 par semaine, c’est-à-dire à un prix 20 à 40 fois supérieur au prix de location initial. Le regard des habitantEs n’est pas seulement mis en vente sans qu’ils et elles aient leur mot à dire là-dessus, mais il est véritablement bradé.

  1. La publicité, c’est la liberté d’expression

La prétendue « liberté d’expression » offerte par la publicité est un privilège offert à très peu d’acteurs économique (cf. point 2) mais dont les conséquences s’étendent à l’ensemble de la population, bafouant ainsi une autre liberté : celle de non-réception. Alors que vous pouvez coller un adhésif sur votre boite à lettre ; apposer une étoile noire à coté de votre numéro de téléphone (ne serait que pour la beauté du geste…) ; télécharger un programme qui bloque certaines bannières publicitaires sur votre écran ; zapper l’énième annonce publicitaire à la télévision ou refuser de lire un journal vendu aux annonceurs, vous ne pouvez pas, dans la rue ou au volant, fermer les yeux devant les affiches publicitaires sans vous mettre en danger. Ces images, ces slogans et les valeurs qu’ils véhiculent vous sont ainsi imposés et n’épargnent personne – enfants y compris. Se libérer de la publicité, c’est faire valoir un droit de non-réception aujourd’hui inexistant.

  1. La publicité égaye les rues de la ville

« Sans publicité, on reviendrait aux murs gris de l’Union soviétique ! ». C’est ce genre d’objections qui, peut-être, témoignent le mieux du viol de l’imaginaire opéré par le matraquage publicitaire. Entre le gris d’un bloc de béton et le bonheur au parfum de plastique de la publicitairé, il existe quelques milliers d’alternatives possibles, allant du projet culturel aux initiatives artistiques, en passant par la créativité des écoles, des sociétés locales, des maisons de quartier – autant d’usages qui, eux, égayeraient véritablement les rues d’une ville ! Il convient par ailleurs de rappeler que les communes sont déjà largement sensibilisées à l’aspect anti-esthétique de la publicité commerciale. À Fribourg, on ne trouve guère d’affiches aux alentours de la cathédrale ou dans les rues à vocation touristique (rue de Lausanne et Basse-ville) : leur présence porterait atteinte au patrimoine artistique et historique de la Ville. Dès lors, pourquoi ne pas postuler qu’une ville entièrement sans pub, valorisant le tissu culturel et le talent des artistes locaux, bénéficierait d’un fort retour d’image ?

  1. La publicité n’influence pas les gens

Les publicitaires minimisent régulièrement l’impact de leur activité sur les consommateurs (et on les comprend : personne n’aime entendre qu’il se fait manipuler !), sauf présenter ensuite la publicité comme l’arme ultime de persuasion quand il s’agit de vendre leurs services aux entreprises. En Suisse, le marché publicitaire a un budget comparable à celui de l’armée : 4,7 milliards au total, dont 420 millions rien que pour l’affichage. Si les entreprises investissent de telles sommes, il semble légitime de penser que leur retour sur investissement doit être bien supérieur : la pub existe bel et bien pour influencer le comportement des consommateurs, dans le but de créer une adéquation entre les désirs des clients et les stocks de marchandises et de services offerts. De nombreuses études prouvent enfin la redoutable efficacité de la publicité : on estime en effet qu’un enfant, avant de savoir lire, reconnait déjà 70 logos de marques, et 400 à l’âge de dix ans. À titre de comparaison, à la fin du cycle primaire la moyenne des enfants parvient à identifier tout au plus une trentaine d’espèces végétales….

  1. La publicité, c’est une source d’information pour le consommateur

D’après les agences de com’, « informer en amusant » serait la vocation première de la publicité. Mais à qui viendrait à l’esprit de demander au patron d’un bistrot si son vin est bon ? Et encore : quels seraient ces informations précieuses et drôles que nous fournirait les affiches publicitaires ? Celles-ci ne contiennent bien souvent la moindre indication du processus de fabrication, des conditions sociales de production ou de l’impact écologique de la marchandise publicisée. Et pour cause : si le client était à connaissance de l’ensemble des procédés des chaînes de production industrielles, dont les scandales se succèdent ces dernières années, le chiffre d’affaire coulerait à pic. La mission de la publicité, ce n’est pas l’information, mais la désinformation. La publicité est un discours idéologique qui conduit à ne plus voir les réalités et les valeurs de la vie que comme des marchandises qui s’achètent et qui se vendent ; c’est un hymne au matérialisme qui nous aveugle sur les dimensions de l’être, sur les êtres eux-mêmes et sur les conséquences de notre hyperconsommation. Est-ce amusant ?

  1. La publicité, c’est une forme d’art

Si l’art a pour but d’élever les esprits, la publicité n’hésite jamais à titiller les pulsions les plus basses chez l’être humain. Si l’œuvre culturelle a pour but de susciter chez celle ou celui qui la contemple une réflexion, toujours renouvelée et plurielle, la publicité ne fait que susciter un seul réflexe, toujours identique : celui de mettre la main au porte-monnaie. La publicité n’a qu’une seule raison d’être : nous pousser à consommer, par tous les moyens et en tous lieux. Par ses techniques de manipulation, elle assèche notre imaginaire, elle pollue nos esprits en nous suggérant sans cesse que notre bonheur dépend de notre pouvoir d’achat.

  1. La publicité, ça met de bonne humeur

Humour, ironie, clin d’œil et deuxième degré figurent parmi les stratégies de communication les plus fréquemment utilisées par la publicité. De là à en conclure que la pub œuvre à notre bonheur, il y a toutefois un pas à ne pas franchir. Ce qui advient, c’est en réalité exactement le contraire : la publicité est une immense machine qui ne peut carburer qu’en jouant sans cesse avec notre frustration, notre insatisfaction. Il s’agit d’une fuite en avant sans fin, car le « bonheur » qu’on achète est toujours éphémère : de nouveaux produits demanderont bientôt des nouvelles dépenses, et ci-de suite. Le cauchemar des publicitaires, ce sont les gens heureux, car ceux-ci consomment moins et d’une manière qui n’est ni compulsive ni palliative : leurs désirs sont authentiques et non préfabriqués.

  1. La publicité n’est pas agressive

Chaque jour, dans notre environnement physique aussi bien que dans les médias, nous sommes exposées à des centaines de messages publicitaires. Si l’on comptabilise également les stimuli commerciaux au sens large (enseignes, logos sur les habits, inscriptions sur les produits, etc.), le total se chiffre en plusieurs milliers de messages. La publicité est donc agressive tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif : d’une part, à cause de sa surabondance et de son omniprésence ; de l’autre, parce que dans un contexte aussi saturé, les publicités n’ont d’autres choix que d’être tape-à-l’œil pour s’imposer à notre attention, colonisant des espaces toujours plus nombreux. On ne peut pas séparer la publicité de ses excès, tout simplement parce que ce n’est que par ses excès que la publicité peut avoir de l’effet.

  1. La critique de la publicité, c’est un truc de gauchistes soixante-huitards

Un rapport de l’ONU a analysé en 2014 les répercussions que la publicité et les pratiques commerciales ont sur l’exercice des droits culturels, en s’intéressant en particulier à la liberté de pensée, d’opinion et d’expression, à la diversité des cultures et des modes de vie, aux droits des enfants à l’éducation et aux loisirs, à la liberté académique et artistique, au droit de participer à la vie culturelle et de jouir des arts. Passant en revue les nouvelles tendances des stratégies publicitaires et commerciales, le rapport « s’inquiète de la présence disproportionnée de publicités et du marketing dans les espaces publics, de la quantité sidérante de messages publicitaires et promotionnels que chacun reçoit chaque jour, de la diffusion systématique et intégrée de ces communications à l’aide d’un grand nombre de médias, et l’utilisation de techniques visant à court-circuiter les modes rationnels de prise de décision. » Amen…

La pub tue

L’article ci-dessous nous à été transmis par un sympathisant du Clip. Comme lui, n’hésitez pas à nous faire part de vos contributions!

De temps en temps, il est bon de se rappeler pourquoi la publicité nous nuit, et pourquoi il serait dans notre intérêt à tous qu’elle disparaisse. Voici donc, les principales raisons qui me poussent à m’investir contre elle.

On ne peut pas l’éviter

Tout d’abord, il faut remarquer qu’aujourd’hui la pub est vraiment partout, et qu’on ne peut plus l’éviter: sur des affiches dans la rue et les bus. Sur des écrans dans les gares, les stations de métro et les wagons. A la télévision, au cinéma, dans les journaux et magazines. Sur internet, par sms, par téléphone, par courrier dans votre boite aux lettre, même si la mention « pas de pub svp » y figure. Sur les voitures et certains bus, sur les habits des personnes qui arborent fièrement le logo d’une marque, et sur leur smartphone qui en fait de même, et leur voiture. Sur chaque sac fourni ou vendu par les magasins, et bien d’autres encore. Nous sommes véritablement envahis.

Elle nous conditionne

Depuis notre plus jeune âge, cette omniprésence nous conditionne. Avec ses images, ses sourires et ses slogans ravageurs, étudiés par des armées de psychologues et autre spécialistes cognitifs pour attirer au mieux notre attention et nous convaincre, la publicité nous conditionne à croire que notre niveau de bonheur, ou du moins le but de la vie ou la valeur de notre vie, dépend de la possession de biens matériels ! Lorsque nous choisissons et achetons une paire de nike, un iPhone ou une Audi, ce n’est pas vraiment juste pour marcher,  téléphoner et conduire, c’est parce que la publicité a réussi à nous convaincre qu’en possédant ces objets, notre vie serait mieux, que nous serions plus heureux.

Alors oui, faire un achat et posséder un nouvel objet procure du plaisir, mais c’est tout ! Or la psychologie positive a depuis longtemps prouvé que, pour être heureux, le plaisir ne suffit pas, il faut aussi du sens. Et acheter les biens de luxe que je citais en exemple, avouons le, ça n’a aucun sens, ça ne correspond à aucune de nos valeurs profondes, et ça ne rend donc pas heureux.

D’autre part, le problème d’un conditionnement, c’est qu’il transcende la réflexion : lorsqu’on est conditionné on ne réfléchit plus, on n’est plus maître de soi, il n’est plus question d’être critique car on agit en suivant une croyance inconsciente. La publicité nous transforme donc en consommateur-robot, incapables d’avoir un point de vue critique sur certains de nos actes, comme choisir quel produit acheter.

Elle nous pousse à l’hyper-consommation

Un autre problème du conditionnement publicitaire, c’est qu’il nous pousse à l’hyper-consommation. En effet, on achète un objet, on éprouve un certain plaisir, mais il disparaît assez vite car contrairement au bonheur, le plaisir n’est pas durable. On achète alors autre chose, et encore, et encore, et encore. C’est sans fin. Au final, on a acheté beaucoup, énormément plus de choses que ce dont nous avons réellement besoin.

A l’heure ou les estimations les plus optimistes parlent de millions de morts liées au réchauffement climatique, et les autre atteignent parfois le milliard, voir la fin pur et simple de l’humanité, il est évident que la publicité tue. Elle a déjà tué des milliers de personnes exploitées de par le monde pour produire nos biens de consommation à des prix déraisonnables, et tuera à l’avenir des millions ou milliards de personnes en nous ayant forcé à dépasser les limites de notre environnement et de notre planète.

Heureusement, il n’est pas (encore) trop tard, et je suis heureux de voir que de plus en plus de personnes ont réussi à sortir de ce conditionnement (voir le film Minimalism) et que d’autres s’activent afin de pousser la population à se poser les bonnes questions.

Sur-affichage invitant à la réflexion aperçu à la gare de Lausanne

Mais le plus simple serait encore d’interdire la publicité. Après tout, lorsque vous avez besoin de chaussures, d’un téléphone ou d’une voiture, vous savez parfaitement où aller. La publicité ne nous est pas utile, elle nous nuit, et elle tue, mais nous pouvons changer ça!

La ville de Genève expérimente la libération de l’espace public malgré elle

A Genève, les premiers jours de l’année 2017 ont vu la quasi totalité des affiches publicitaires de l’espace publique se parer de blanc et cette fois ci les anti-pub n’y sont pour rien! Étonnamment c’est à la société générale d’affichage (SGA) elle-même qu’on doit ce répit inattendu [1]. Cette dernière a perdu sa concession au profit d’une autre société (Neo Advertising SA) et visiblement la transition ne s’est pas faite sans vagues.

Les paris sont ouvert quant aux raisons qui ont poussé la SGA à ce coup d’éclat, au risque de tendre une perche inespérée aux voix critiques. Comme celle du Réseau d’objection de croissance Genève (ROC-GE) qui à présenté vendredi dernier son projet d’initiative municipale « pour une ville sans publicité commerciale dans l’espace public » [2]. Ou encore celles, plus consensuelles, qui évoquent l’idée d’une trêve annuelle [3].

Ce qui est sûr, c’est qu’il n’a pas fallu longtemps pour que la population se réapproprie l’espace ainsi libéré et prouve, s’il le fallait, qu’une ville sans pub n’est pas une ville triste, loin s’en faut. Nos ami-e-s du Flip à Genève nous ont envoyé quelques clichés des œuvres d’art et autres traits d’esprit qui ont remplacé l’espace de quelques jours les sirènes de la consommation.

Si la publicité a depuis réinvesti l’espace public, gageons que cet épisode apportera de l’eau à nos moulins lors des débats à venir autour de l’emprise de la publicité sur nos vies et nos imaginaires.

Plus d’images ici (site de la Tribune de Genève)

Annonce : action matraquage symbolique du Clip le 14 octobre

La publicité ne prend pas de vacances, et comme on à pu le voir avec la dernière campagne de votations ou avec les nouvelles méthodes pour le moins invasives employée par la Coop à Fribourg, elle continue à s’insinuer toujours plus profondément dans notre quotidien. C’est une véritable fuite en avant : plus il y a de pub, plus il faut de pub (du sol plafond, sur le moindre mètre carré de libre) pour sortir du lot et atteindre les cerveaux du public cible. Paradoxalement, ce tsunami de message publicitaires est tellement entré dans la normalité que la majorité d’entre-nous ne le remarque même plus.

C’est pourquoi le CLIP à décidé de faire une action symbolique pour donner corps à ce matraquage constant et sournois. Le concept est simple et similaire à celui d’une flash-mob. Les participant-e-s se rendent l’air de rien sur le lieux désigné (un lieux de passage avec un forte densité d’affichage publicitaire). A l’heure convenue ils/elles choisissent chacun un panneau publicitaire et pendant 5 minutes ils/elles « frappent » symboliquement, sans le toucher, lentement et de manière théâtrale, le panneau avec l’objet de leur choix (inoffensif, léger et grotesque, du style : massue d’homme des caverne gonflable ou faite maison avec du carton et du ruban adhésif, sac a main, parapluie, jambe de bois, sabre laser, poulet en plastique, botte de poireau, etc.). Vous pouvez aussi arborer des pancartes sur lesquelles figurent « matraquage publicitaire » pour que le tableaux soit complet. Après ces 5 minutes les participant-e-s se dispersent et quittent les lieux. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent recommencer dans un autre lieux un peu plus tard. Ce type d’action à été réalisée en France lors de la COP21 par des militant-e-s du contre-sommet. La vidéo de l’action n’est malheureusement plus en ligne mais croyez moi ça fait tout son effet.

L’action du CLIP aura lieu le vendredi 14 octobre à 18 h 15 pétante dans le passage sous-voie Est de la gare de Lausanne (coté Vevey). A cette heure de grande affluence l’effet de ces 5 minutes de mise en évidence du matraquage sera complet !

Nous ne pouvons qu’encourager les autres groupes anti-pub à reprendre le concept à leur compte ça serai top d’avoir des événements simultanés dans plusieurs villes. Pour ce type d’action il faut qu’il y ait un minimum de participants pour un meilleur impact.

Action du 9 avril en parallèle au contre-sommet des pilleurs et pollueurs à Lausanne

Pour cette nouvelle action, une quinzaine de nos militants ont recouvert de manière non destructive une centaines des panneaux publicitaires à vocation commerciale par des surface vierges agrémentées de contre-slogans (« mon regard n’est pas à vendre », « espace public(itaire)? », « La publicité pollue l’imaginaire « , etc.).

Cette démarche vise à interpeller les citoyens dans le but de susciter un débat autour de l’omniprésence dans l’espace public de messages publicitaire non sollicités. Face à cette agression permanente, nous revendiquons un droit de non-réception. Comme l’autocollant sur la boite au lettre ou l’astérisque dans l’annuaire.

Au cours de l’action, deux des participant on été interpellé par la police qui à procédé à un contrôle d’identité et saisi du matériel de recouvrement. Les agents de police on également retiré manuellement des affiches. L’un des agents n’a pas hésité à prendre position en déclarant entre autre que si on voulait faire ça il fallait aller en Corée du Nord. Il a eu une attitude particulièrement agressive, menaçant les participant de les emmener au poste alors que ceux-ci était calmes, coopératifs, près à assumer la responsabilités de cet acte politique et que pour rappel aucune déprédation n’a été perpétrée.

Parallèlement à cette action, nous avons adressé une lettre à tous les membres du conseil communal de la ville de Lausanne pour attirer leur attention sur notre démarche, et revenir sur l’interpellation « Libérer l’espace public lausannois de la pollution de l’affichage publicitaire» déposée le 17.02.2015 par MM. Pain et Rossi, et à laquelle la Municipalité à répondu le 13.05.2015 d’une manière qui ne nous apporte pas satisfaction.

À la suite de l’action, un bref article a paru dans le 24 Heures :  La pub se recouvre de blanc à Lausanne, 24 heures, le 10 avril.

Enfin, terminons avec nos photos, témoins de l’action :