Archives mensuelles : mai 2015

Interpellation « Libérer l’espace public lausannois de la pollution de l’affichage publicitaire»

Le 17 février 2015, MM. Pain et Rossi ont déposé une interpellation au conseil communal de la ville de Lausanne, dont voici le texte :

La municipalité y a alors répondu le 13 mai, disponible ici :

Si nous reconnaissons l’effort de transparence de la ville de Lausanne sur ces recettes publicitaires, cette réponse nous semble inadéquate, évitant tout questionnement de fond sur la place de la publicité.

Le projet d’une réduction de la surface d’affichage y est contestée sur le motif que les prestations demandées à la société d’affichage (dont les critères de sélection peuvent prêté à rire, étant donné le monopole de la SGA sur le secteur) ne pourraient plus être remplies, un contrat ayant été signé sur 5 ans.

Premièrement, il semblerait donc que la municipalité cherche à défendre la concession attribuée en passant la question de l’affichage commercial sous silence, insistant que la SGA s’occupe aussi de l’affichage culturel et sportif. Un affichage qui est supposé bénéfique sans plus de réflexion, à quoi nous répondrons : quel type de culture et quel type de sport souhaite-t-on soutenir, s’il est nécessaire pour ceux-ci de rentabiliser leurs évènements par un marketing de force? La question est celle d’une organisation plus horizontale et inclusive des activités, dont la promotion s’assurerait alors par les contacts personnels.

Deuxièmement, l’exemple de Grenoble est rejeté de façon sommaire, la municipalité affirmant les cas n’étant pas comparables dû à une différence dans les tailles des panneaux concernés, ainsi que le besoin de remplacer les publicités par des arbres ne se fait pas sentir puisque la ville en compterait déjà suffisamment. Hors, il ne s’agit pas d’une comparaison littérale, point à point de l’application d’une interdiction dont il aurait du faire l’objet ici. L’exemple de Grenoble est une valeur inspirante, qui peut montrer que l’interdiction des publicités reste possible, même si l’affichage n’y est pas complètement supprimé. Il s’agit bien d’ouvrir le débat, et non de se couvrir par des amalgames douteux, à savoir que la végétation serait suffisante pour justifier l’espace publicitaire et que l’affichage libre est équivalent à celui commercial.

Troisièmement, nous regrettons qu’à la séance du Conseil communal qui a eu lieu le 25 août, aucun député n’ait pris la parole au sujet de cette affaire, hormis les prévisibles félicitations du PRL à la réponse de la Municipalité.

Nous terminerons en rappelant que le contrat est signé sur 5 ans. Ce qui empêche peut-être une interdiction aujourd’hui, mais pas de réfléchir à son renouvellement futur… avant que celui-ci ne soit reconduit par défaut.

 

Ailleurs :

« Il n’y aura pas moins de pub en ville de Lausanne », 24 Heures, 9 juillet 2015