Nouvelle bibliographie sur la publicité

Le Clip a rédigé et tient à jour une bibliographie sur thème de la publicité. Cet outils de référence peut être consulté sur notre page Zotero.[1]Zotero est un logiciel de gestion bibliographique dont le code source est ouvert. Elle contient cinq sections : 1. la propagande et la manipulation. 2. la réclame commerciale. 3. les associations, organismes, collectifs et militants anti-publicitaires. 4. les promoteurs de la publicité. 5. les médias.

Notes   [ + ]

1. Zotero est un logiciel de gestion bibliographique dont le code source est ouvert.

12 avril 19 h → stamm à Pôle Sud

Date : 12 avril 2017 à 19 heures

Durée : environ 1 h 30 – 2 heures

Description : Le stamm du Clip est un espace de rencontre convivial, qui a lieu le deuxième mercredi du mois. Il est gratuit et ouvert à tous. Oui, tous, publicurieux, publicides, publiphobes, publisceptiques, publilogistes et même les publiphiles. On y discute du système publicitaire autour d’un verre, d’un plat de houmous ou d’un morceau de pain…

Lieu : Pôle Sud, avenue Jean-Jacques Mercier 3, 1003 Lausanne, 1er étage.


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Table ronde sur la publicité et le tabac

Par un savant jeu d’autorité et de séduction, la publicité cherche à faire croire au consommateur qu’il peut adopter un comportement contraire à ses intérêts évidents. Comment la publicité pour le tabac se confronte-t-elle à l’offensive anti-tabac ? Le Festival histoire et cité organise une table ronde sur la question à Genève à la fin du mois de mars.

Lieu : Uni Bastions, salle B111, Genève
Date : vendredi 31 mars de 12 h 00 à 13 h 00
Intervenants : Jean-Paul Humair, Didier Nourrisson
Modérateurs : Jean-Charles Giroud


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Mise à jour du site : navigation par page plus ergonomique

Dix billets sont affichés sur chaque page du site. Jusqu’à présent, ceux qui souhaitaient consulter les autres pages devaient soit passer par les boutons « page précédente » et « page suivante », soit rechercher une page dans le menu de droite où les archives classées par mois. Pour améliorer l’ergonomie du site, les boutons « page précédente » et « page suivante » qui se trouvaient en bas de page ont été remplacés par une navigation qui permet de sauter des pages.

Samedi 25 mars à Lausanne et Genève : Journée mondiale contre la publicité

Samedi prochain, c’est la journée mondiale contre la publicité. Cette journée d’action organisée symboliquement le jour de l’anniversaire de l’acquittement du collectif des déboulonneurs prend cette année une nouvelle forme avec la création du réseau Subvertisers international (Subvercitaires international) et avec le mot d’ordre #SubvertTheCity.

En Suisse, deux collectifs, le CLIP et le GLIP, s’associent à cette démarche et vous proposent de venir participer à une visite guidée de la publicité dans la ville samedi 25 mars. A Lausanne, la visite commencera à 11 heures à la place de l’Europe. A Genève, elle débutera à 15 heures à la place des Volontaires. Pendant environ une heure, nous déambulerons dans les rues du centre et nous nous arrêterons devant plusieurs dispositifs publicitaires afin de constater et discuter ensemble de l’emprise de la publicité sur l’espace public et sur nos imaginaires.

Cette action non-violente, conviviale et inclusive est ouverte à toutes et à tous, son but de susciter la réflexion et le débat. Parlez-en autour de vous et venez nombreux !

La CIA pirate les appareils connectés. Les annonceurs se réjouissent

Les annonceurs disposent à présent d’une nouvelle source de données privées. Alors que l’affaire Snowden a pour ainsi dire disparu des discussions helvétiques, le 7 mars, Wikileaks révélait que la CIA pirate les appareils connectés à Internet (téléphones portables, téléphones fixes, téléviseurs, enceintes, etc.) à une échelle mondiale. Cette attaque à échelle mondiale a été réalisée grâce à des virus qui se propagent d’appareil en appareil et qui, l’appareil infecté, fonctionnent comme des mouchards. On peut alors contrôler les appareils à distance, c’est à dire télécharger toutes les données qui s’y trouvent, le transformer en micro…  Bien-sûr, la CIA n’est pas le seul service de renseignements à mettre en œuvre pareil surveillance. Avec le dernier amendement de la loi sur le renseignement, les services suisses recourent aussi à ce type de mouchard en toute légalité. Pour ceux qui s’intéressent à la place de la publicité dans notre société, les révélations de Wikileaks posent deux problèmes. Premièrement, les diffuseurs de publicités peuvent obtenir ces données parce que les mouchards mis en place par la CIA — mais peut-être aussi ceux des services de renseignements suisses — ont été piratés à leur tour par d’autres informaticiens. Deuxièmement, ils arrivent fréquemment que l’État partage une partie des données qu’il récolte avec des entreprises à des fins publicitaires. En Suisse, la Confédération partage par exemple les données des feu de circulation avec la SGA. Et alors ? Et alors grâce à ces données et d’autres, comme celles que Swisscom et les prestataires de données GPS lui fournissent, ils décident de l’emplacement des affiches et des écrans publicitaires, car ils savent où les gens se trouvent, à quel moment et combien de temps ils s’y trouvent. Qui peut alors garantir que la CIA ou les renseignements suisses ne revendent pas de telles données à des tiers ?

Vingt mille clients de Swisscom et Migros piratés

Un article paru dans le Temps vendredi 10 mars révélait que les données d’accès (nom d’utilisateur et mot de passe), l’adresse IP de leur routeur de vingt mille clients de Swisscom et Migros (M-Budget) ont été volées par des pirates informatiques. Ces données concernent les clients des services téléphoniques des deux entreprises suisses qui estiment peu probable que les données subtilisées soient utilisées à des fins abusives. A en croire Swisscom et Migros, le vol de ces données est sans mobile. Aucune enquête interne ni aucune analyse des profils des victimes ne sont prévues. On sait pourtant que souvent, ces attaques informatiques cherchent à obtenir ce type de données à des fins publicitaires. Une hypothèse qui n’a été évoquée ni par les deux opérateurs de télécommunication ni par le journaliste de l’article paru dans le Temps. On s’étonne du mutisme de Swisscom et de Migros sachant qu’ils figurent parmi les plus grands trafiquants de données privées de Suisse. Un trafic des données dont ils peuvent tirer meilleur parti grâce à l’usage de la téléphonie IP justement.[1]Technologie qui fait passer les communications téléphoniques par Internet. D’ailleurs, on s’interroge sur le fait que le journaliste de l’article paru dans le Temps, n’aient pas mentionné non plus que le vol n’a pu avoir lieu que grâce au recourt à la téléphonie IP. Swisscom a déjà largement implémenté cette technologie prévoit de l’imposer sur l’ensemble du territoire d’ici la fin de l’année. C’est le cas également des autres opérateurs suisses comme Salt, Orange ou Green, qui eux aussi sont des clients de Swisscom. Malheureusement, il n’existe à l’heure actuelle aucun moyen efficace de se protéger pour l’utilisateur de la téléphonie IP.

Notes   [ + ]

1. Technologie qui fait passer les communications téléphoniques par Internet.

Swisscom et son Admeira(ble) base de données

Dès le 1er avril, Admeira, coentreprise publicitaire de Swisscom, de la SSR et de l’éditeur Ringier, entrera en possession des données anonymisées des clients du réseau fixe de Swisscom. (La Liberté, jeudi 9 mars 2017). Bien qu’il n’est pas possible d’en tirer des conclusions directes sur une personne, Admeira veut utiliser ces données a des fins publicitaires ciblées.

La clause de renonciation (ou « opt-out ») est possible, les clients privés ont donc la possibilité de s’opposer à l’utilisation à des fins publicitaires de leurs données et de refuser l’envoi de publicité à leur adresse. Alors que cette option n’existait jusqu’ici que par téléphone, elle est désormais possible en ligne par quelques clics de souris. Sur ce point, nous serions tenté de les remercier de nous simplifier la tâche… mais au final nous ne pouvons que regretter que Swisscom ne propose pas plutôt une clause d’acceptation (ou « opt-in »). Laissons la publicité à ceux qui la réclame!

A noter que dès l’été prochain, Swisscom prévoit une utilisation plus étendue des données clients. Restons vigilants…