La Poste lance une énième campagne contre les autocollants anti-pub

La nouvelle pourrait s’intégrer dans le script d’une série B intitulée « L’empire Jaune contre-attaque », saison 34, épisode 6. Au mois de juin, la Poste a lancé un énième assaut contre les autocollants anti-pub des boîtes aux-lettres, qui signalent les habitants qui ne souhaitent pas être envahis par le publipostage (25 kg/année) [1]Les actions de ce type ont été nombreuses. En 2012 par exemple, la Poste s’en prenait déjà aux autocollants anti-pub de la Fédération romande des consommateurs : http://www.frc.ch/articles/publicite-cest-signe-la-poste/.. Le géant jaune a donné l’ordre à ses facteurs de persuader les habitants qui ont récemment emménagé à retirer le macaron. Un mois plus tard, la Poste lançait un deuxième assaut contre les autocollants anti-pub en promettant à des habitants des échantillons gratuits de marchandises s’ils enlevaient toute inscription interdisant la publicité.

Quelques articles qui retracent la campagne de la Poste:

 

 

Notes   [ + ]

1. Les actions de ce type ont été nombreuses. En 2012 par exemple, la Poste s’en prenait déjà aux autocollants anti-pub de la Fédération romande des consommateurs : http://www.frc.ch/articles/publicite-cest-signe-la-poste/.

Interpellation « Libérer l’espace public lausannois de la pollution de l’affichage publicitaire»

Le 17 février 2015, MM. Pain et Rossi ont déposé une interpellation au conseil communal de la ville de Lausanne, dont voici le texte :

La municipalité y a alors répondu le 13 mai, disponible ici :

Si nous reconnaissons l’effort de transparence de la ville de Lausanne sur ces recettes publicitaires, cette réponse nous semble inadéquate, évitant tout questionnement de fond sur la place de la publicité.

Le projet d’une réduction de la surface d’affichage y est contestée sur le motif que les prestations demandées à la société d’affichage (dont les critères de sélection peuvent prêté à rire, étant donné le monopole de la SGA sur le secteur) ne pourraient plus être remplies, un contrat ayant été signé sur 5 ans.

Premièrement, il semblerait donc que la municipalité cherche à défendre la concession attribuée en passant la question de l’affichage commercial sous silence, insistant que la SGA s’occupe aussi de l’affichage culturel et sportif. Un affichage qui est supposé bénéfique sans plus de réflexion, à quoi nous répondrons : quel type de culture et quel type de sport souhaite-t-on soutenir, s’il est nécessaire pour ceux-ci de rentabiliser leurs évènements par un marketing de force? La question est celle d’une organisation plus horizontale et inclusive des activités, dont la promotion s’assurerait alors par les contacts personnels.

Deuxièmement, l’exemple de Grenoble est rejeté de façon sommaire, la municipalité affirmant les cas n’étant pas comparables dû à une différence dans les tailles des panneaux concernés, ainsi que le besoin de remplacer les publicités par des arbres ne se fait pas sentir puisque la ville en compterait déjà suffisamment. Hors, il ne s’agit pas d’une comparaison littérale, point à point de l’application d’une interdiction dont il aurait du faire l’objet ici. L’exemple de Grenoble est une valeur inspirante, qui peut montrer que l’interdiction des publicités reste possible, même si l’affichage n’y est pas complètement supprimé. Il s’agit bien d’ouvrir le débat, et non de se couvrir par des amalgames douteux, à savoir que la végétation serait suffisante pour justifier l’espace publicitaire et que l’affichage libre est équivalent à celui commercial.

Troisièmement, nous regrettons qu’à la séance du Conseil communal qui a eu lieu le 25 août, aucun député n’ait pris la parole au sujet de cette affaire, hormis les prévisibles félicitations du PRL à la réponse de la Municipalité.

Nous terminerons en rappelant que le contrat est signé sur 5 ans. Ce qui empêche peut-être une interdiction aujourd’hui, mais pas de réfléchir à son renouvellement futur… avant que celui-ci ne soit reconduit par défaut.

 

Ailleurs :

« Il n’y aura pas moins de pub en ville de Lausanne », 24 Heures, 9 juillet 2015

Le rayonnement culturel s’invite dans le métro lausannois grâce à Sunrise

Depuis quelques jours, le métro lausannois porte les couleurs de l’opérateur Sunrise (Lever du soleil en français). Certaines personnes agacées par l’omniprésence de la publicité en ville avant l’habitude de vivre baisser la tête. Malheureusement pour eux, la gangrène publicitaire s’est propagée jusque-là. Regarder en haut ne servirait à rien non plus car les autocollants de Sunrise occupent aussi les plafonds du métro. Il paraît que ça s’appelle la publicité intégrale. On aurait préféré davantage de franchise de la part des publicitaires, qui aurait pu l’appeler la publicité totale.

Prolongement : article Les élus lausannois contre la pub intégrale dans le métro paru dans le 24 Heures, le 2 février. Et avant ça 1er décembre.

Le rayonnement culturel dans le métro lausannois grâce à Sunrise (source : PHILIPPE MAEDER - A)
Le rayonnement culturel dans le métro lausannois grâce à Sunrise (source : PHILIPPE MAEDER – A)

La SSR interdite de publicité en ligne

Depuis des années (mais pas depuis toujours), la SSR gagne de l’argent grâce à la publicité sur ses antennes. Les auditeurs ayant diminué ces dernières années à cause de la popularité grandissante de l’offre numérique, la SSR souhaitait compenser sa baisse de revenus publicitaires par la publicité en ligne. Mais le Conseil fédéral vient de lui interdit de proposer de la publicité sur son site internet.