Actualité du collectif bruxellois Espaces publics sans publicité

Le 25 octobre, le Collectif Espaces publics sans publicité a annoncé une nouvelle inquiétante. Depuis un mois, Les écrans publicitaires d’enregistrement vidéo sortent du métro pour envahir le centre de Bruxelles. On en compterait déjà une centaine, av. Louise, bd Lemonier, bd du Souverain, av. Toison d’Or, rue Neuve…
Selon le collectif, le même changement est à prévoir dans toutes les villes
d’Europe et ailleurs dans le monde.

Ce nouveau mouvement de la publicité est un véritable passage en force puisqu’il met la
région devant le fait accompli et fait fi de la sécurité routière. En effet, en Belgique, les panneaux publicitaires sont interdits à moins de 75 mètres d’un feu de signalisation. Les habitants de la ville, déjà agacés par l’omniprésence de la publicité dans leur métro, n’ont pas été consultés. Cependant, cet agacement a donné lieu à des actions collectives et individuelles, mais il ne s’est jamais transformé en mobilisation populaire générale (1). Selon Espaces publics sans publicité, un seul panneau électronique de ce type correspond à la consommation électrique d’environ sept personnes.

Notes :
(1)        Recouvrement de publicités par un collectif anti-TTIP-CETA

Annonce : action matraquage symbolique du Clip le 14 octobre

La publicité ne prend pas de vacances, et comme on à pu le voir avec la dernière campagne de votations ou avec les nouvelles méthodes pour le moins invasives employée par la Coop à Fribourg, elle continue à s’insinuer toujours plus profondément dans notre quotidien. C’est une véritable fuite en avant : plus il y a de pub, plus il faut de pub (du sol plafond, sur le moindre mètre carré de libre) pour sortir du lot et atteindre les cerveaux du public cible. Paradoxalement, ce tsunami de message publicitaires est tellement entré dans la normalité que la majorité d’entre-nous ne le remarque même plus.

C’est pourquoi le CLIP à décidé de faire une action symbolique pour donner corps à ce matraquage constant et sournois. Le concept est simple et similaire à celui d’une flash-mob. Les participant-e-s se rendent l’air de rien sur le lieux désigné (un lieux de passage avec un forte densité d’affichage publicitaire). A l’heure convenue ils/elles choisissent chacun un panneau publicitaire et pendant 5 minutes ils/elles « frappent » symboliquement, sans le toucher, lentement et de manière théâtrale, le panneau avec l’objet de leur choix (inoffensif, léger et grotesque, du style : massue d’homme des caverne gonflable ou faite maison avec du carton et du ruban adhésif, sac a main, parapluie, jambe de bois, sabre laser, poulet en plastique, botte de poireau, etc.). Vous pouvez aussi arborer des pancartes sur lesquelles figurent « matraquage publicitaire » pour que le tableaux soit complet. Après ces 5 minutes les participant-e-s se dispersent et quittent les lieux. Celles et ceux qui le souhaitent peuvent recommencer dans un autre lieux un peu plus tard. Ce type d’action à été réalisée en France lors de la COP21 par des militant-e-s du contre-sommet. La vidéo de l’action n’est malheureusement plus en ligne mais croyez moi ça fait tout son effet.

L’action du CLIP aura lieu le vendredi 14 octobre à 18 h 15 pétante dans le passage sous-voie Est de la gare de Lausanne (coté Vevey). A cette heure de grande affluence l’effet de ces 5 minutes de mise en évidence du matraquage sera complet !

Nous ne pouvons qu’encourager les autres groupes anti-pub à reprendre le concept à leur compte ça serai top d’avoir des événements simultanés dans plusieurs villes. Pour ce type d’action il faut qu’il y ait un minimum de participants pour un meilleur impact.

Le Conseil des États soutient la publicité pour le tabac au nom de l’économie de marché

le conseiller fédéral Alain Berset a essayé de limiter la publicité des produits du tabac, de manière très modérée. Mais les partis bourgeois ont crié haro sur le projet, qui a été rejeté par 28 voix contre 15 au Conseil des États. Ils estiment que la loi va trop loin, nuit aux principes de l’économie de marché, au fédéralisme et donne trop de compétences au Conseil fédéral.

Samsung veut faire afficher de la publicité par ses téléviseurs

Selon Le Temps du 5 juin, avec 20 % de parts de marché à l’échelle mondiale et 50 millions d’appareils vendus par année, l’entreprise coréenne Samsung est en position de domination sur le marché des téléviseurs. Il faut maintenir le cap, alors Samsung a annoncé que ses prochains poste de télévision afficheront de la publicité lorsque le spectateur utilisera le menu multimédia de l’appareil.

 

Décès de l’instigateur de la publicité près des bus

Jean-Claude Decaux, fondateur de l’agence de publicité Jcdecaux est décédé à l’âge de 78 ans.  En cinquante ans, Decaux avait réussi à faire de son agence le numéro un mondial de la publicité extérieure (affiches, panneaux lumineux, habillage de transports publics).

A l’âge de 15 ans, il s’était lancé dans l’affichage publicitaire en recouvrant les murs de sa ville natale de publicités vantant la boutique de son père. Encouragé par la réussite de cette première expérience, il avait monté sa propre société d’affichage trois ans plus tard. En 1964, il proposait aux villes françaises de construire ce que l’on appelait encore des aubettes, les abris où en cas d’intempérie les usagers des transports en commun attendaient l’arrivée du véhicule, en échange de l’exclusivité de l’affichage publicitaire à ces endroits. Decaux déposa son invention l’Abribus, comme marque et le mot entra dans le langage courant par antonomase. Aujourd’hui encore, de nombreux français utilisent le mot abribus, ce qui n’est pas le cas en Suisse.

Par la suite, l’entreprise Jcdecaux a par la suite étendu ce procédé publicitaire au reste du mobilier urbain (toilettes publiques, conteneurs de détritus, kiosques à fleurs, kiosques à  journaux, bancs publics, candélabres, giratoires, trottoirs, etc.). Catalogue à l’appui, l’agence publicitaire a proposé « son ameublement urbain » aux municipalités en échange de la concession de l’affichage publicitaire sur leur territoire public.

En France, Jcdecaux a également récupéré l’idée du vélo en libre-service au profit de la même formule publicitaire. En 2007, l’entreprise lançait le vélib à Paris.