Les pubs personnalisées

On voit souvent des affiches publicitaires utiliser un prénom. C’est comme si l’affiche s’adressait à quelqu’un en particulier. Mais il y a bien peu de chance que vous soyez la personne portant ce prénom pourtant ! Alors pourquoi ce mécanisme ?

L’utilisation d’un prénom est souvent associée à une action. « Jeanne va au musée », « Eric achète son article sur notre plateforme » etc… À première vue, cela semble être des messages qui ne nous concernent pas. En effet, pourquoi est-ce que j’irais au musée, pourquoi est-ce que j’achèterais tel article ? Pourquoi diable m’identifierais-je à cette pub ?

Et pourtant, si ces affiches existent, c’est bien qu’elles fonctionnent. En effet, nos regards se posent dessus lorsque nous sommes distrait, ou dans un moment d’ennui. Le message diffusé par l’affiche nous suggère alors fortement quelque chose à faire. Comme nous ne sommes alors pas très concentré, et vigilant, le message s’intègre à notre pensée. L’action suggérée, « j’achète mon article », devient nôtre… Et ce mécanisme est d’autant plus efficace que le message est répété souvent, visibles sur des panneaux répartis dans toute la ville.

Nous avons mis là le doigt sur deux astuces du marketing enseignées dans les écoles de communication : la publicité mécaniste (la répétition du message pour que nos l’enregistrons) et suggestive (l’utilisation de nos capacités mentales, de notre imagination pour nous inciter à faire une action). L’utilisation des prénoms, du « je » et du « tu » apportent un côté sympa aux publicité, mais il ne faut pas avoir d’illusions. Le but est d’instaurer une certaine familiarité,  comme si le message pouvait être la parole de l’un de nos amis, pour mieux nous influencer.  Il s’agit de nous donner l’impression que le message nous appartient un peu. Or ce n’est pas du tout le cas ! Il suffit de penser aux grands montants nécessaires pour ces opérations de communication, qui ne se traduisent pas en services appréciables pour tout un chacunes. Nous payons pour du marketing qui fait la promotion de services « digitalisés », dont la qualité est inférieure à celle des services rendus au guichet, par des personnes en chair et en os.

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