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Fausse transparence dans une campagne publicitaire pour une banque

Une entreprise active dans le domaine bancaire a fait placé dernièrement ses affiches attirant fortement le regard. Lancée dans le cadre du changement de nom de ladite banque, cette campagne veut jouer la carte de la transparence. Ainsi apprend-on  le prix exact qu’à coûté une telle affiche, et que le but de celle-ci est de faire connaître la banque. Ce message marque car il profite d’un effet d’inédit, les autres annonceurs n’ayant pas recours à une communication aussi « ouverte »[1]La visibilité du message est par ailleurs renforcée par le fond uni, d’une couleur bleue inspirant la confiance, et le choix d’une police d’écriture de grande taille.. Mais est-ce que les informations communiquées nous importent vraiment?

Connaître le prix d’une affiche donnée nous est finalement assez égal. Alors pourquoi divulguer cette information? Parce que, en le faisant, la banque espère inspirer une image de confiance. En effet, si elle est prête à révéler aussi ouvertement le but et le coût de sa campagne, on pourrait penser qu’elle est également prête à nous communiquer toutes les conditions lorsque l’on ouvre un compte chez elle. Le problème, c’est que ce n’est pas la même chose de divulguer le coût d’une affiche, une information finalement bien anodine, que d’être véritablement transparent. Il n’est pas mentionné ce qui est fait de l’argent des clients par exemple, ce qui serait plus intéressant.

Bien sûr, on aurait de la peine à imaginer une campagne publicitaire donnant des informations détaillées sur toutes les conditions lors d’une hypothèque. C’est bien là que la publicité atteint sa limite : elle est un moyen pour faire connaître, pas pour informer véritablement. Si on veut savoir comment une hypothèque se passe avec cet établissement bancaire, il nous reste à visiter une succursale et à en faire l’expérience, ou à écouter l’avis d’autres personnes. La confiance ne peut-pas être instaurée par une campagne publicitaire, c’est seulement l’idée que cet établissement peut-être de confiance qui nous est suggérée. Voilà pourquoi ce genre d’affiches dérange : parce qu’elle veut faire passer un message qui ne dit rien sur comment les choses se passent vraiment dans la réalité.

En annonçant ouvertement l’objectif de l’affiche, l’usage de la publicité en devient banalisé et légitimé.

Alors pourquoi recourir à une campagne publicitaire? Il s’agit peut-être bien du seul moyen pour une compagnie de grande taille d’obtenir des clients et d’obtenir les résultats financiers nécessaires à sa survie. C’est un mal nécessaire diront certains… Toujours est-il que l’opération marketing lancée ici pourrait avoir l’effet inverse. En effet, comment peut-on se sentir confiant d’une compagnie qui révèle ouvertement vouloir nous manipuler pour devenir ses clients?  Comment se sentir proche d’une banque qui change son nom et perd la familiarité avec elle qu’avaient les clients d’avant? La démarche de changer de nom est  assez hautaine. Qu’est-ce que va en dire tout un chacun?  Qu’ « ils » ont pensé que c’était bien pour eux, mais que nous on s’en fout. Au final, devant un tel message envoyé par la banque, je n’hésiterais pas à en changer pour une concurrent, dès que les conditions semblent plus avantageuses ailleurs, selon une autre campagne publicitaire.

Une imagerie inspirée du film d’horreur est utilisée pour déranger, et ainsi mieux faire passer un message dont la validité est tout à fait discutable…

Une visite sur le site de la nouvelle entité montre bien qu’il s’agit de présenter essentiellement une « belle » vitrine. Toutes les qualités biens vues sont présentées : social et compatible avec l’environnement, égalité des salaires entre femmes et hommes [2]Cependant, il n’es pas fait mention du montant des salaires, ce qui serait une pratique transparente., collaboration avec les coopératives et syndicats… La campagne publicitaire se centre autour du slogan « il est temps de parler d’argent ». Des situations de vie quotidienne, tournant autour des difficultés à parler d’argent ,sont mises en scène dans des clips vidéos. Par là, la banque décide pour nous que nous ne sommes pas suffisamment capables d’aborder la question de l’argent dans notre vie de tous les jours. Pourtant, comment les employés de la banque pourrait nous aider à régler ces situations? Le message du slogan est donc autre : il est temps de s’occuper de votre argent et nous pouvons vous aider en cela. Le but de ces clips est donc juste de présenter des situations qui peuvent se relier à un évènement que l’on a vécu par le passé, pour que l’on se sente concerné par le message. Pour donner du sérieux à la campagne, des études scientifiques sont mentionnées. Ainsi apprend-on que « Des chercheurs de l’université d’Harvard affirment que seules de bonnes relations sociales garantissent le bonheur et l’épanouissement. » Les résultats de ces études sont cependant systématiquement écartés comme « ce n’est qu’un point de vue parmi tant d’autres. Voilà pourquoi il est important de parler d’argent. »

L’avis présenté ici n’étant également qu’un parmi tant d’autres, il est donc certainement temps d’arrêter cet article. Et mieux pour son rédacteur d’aller s’occuper de son pécule. Le mécanisme utilisé ici cherche à faire taire tout débat, à réduire les difficultés de la vie à des problèmes uniquement personnels. Et de suggérer que l’argent est le seul moyen de régler les différents entre nous, les riches ayant donc nécessairement plus raison.

Notes   [ + ]

1. La visibilité du message est par ailleurs renforcée par le fond uni, d’une couleur bleue inspirant la confiance, et le choix d’une police d’écriture de grande taille.
2. Cependant, il n’es pas fait mention du montant des salaires, ce qui serait une pratique transparente.

Le groupe « Chocolats suisses et maison coloniale » fait de la publicité intégrale à la gare de Lausanne

En février 2015, Sunrise s’était essayé à « la publicité intégrale », qui consiste grosso modo à faire son possible pour occuper l’intégralité des espaces. Finalement, deux partis, les Verts et la Gauche avaient lutté contre la prolifération de la publicité dans les transports publics. Des espaces privés recourent parfois à la même technique, comme cette succursale de Kkiosque à la gare de Lausanne.

Kkiosque appartient au groupe Valora Management, qui possède Naville et Selecta et dont les origines remontent à 1901, lorsque l’entreprise d’Olten s’appelait encore « Chocolats suisses et maison coloniale » (Schweizer Chocoladen & Colonialhaus).

Granini donateur de l’Administration des finances du Canton de Fribourg

Les finances de l’État de Fribourg pourraient se porter mieux. Elles comptabilisent un volume d’ investissements nets de  155, 9 millions de francs,  en nette hausse par rapport  au  montant retenu au budget 2016 ( 129,6 millions de francs) et un bénéfice d e 0,5 million de francs. Heureusement, Granini continue de soutenir la cafétéria de l’Administration des finances en leur fournissant des verres gratuits. Ne les laissons pas supporter seuls ce fardeau ! Apportons nos verres à la rue Joseph-Piller 13. Ceux qui ont oublié leur badge d’entrée peuvent passer par la porte de service, sis le passage qui sépare « l’Afin » et la synagogue.

Les épiceries en vrac contre la pub

Avec 730 kilogrammes par année et par habitant, la Suisse est le deuxième pays qui produit le plus de déchets en Europe. Cette quantité a doublé en 30 ans.  Parmi ces déchets, on compte de nombreuses publicités : les affiches extérieures, mais aussi la publicité qui figurent sur les emballages et les étiquettes. Les épiceries en vrac permettent de réduire la quantité de ce type de déchets à l’échelle du particulier. Le principe de l’épicerie en vrac est simple. Vous apportez vos propres récipients, les remplissez de produits et vous repartez. A proximité de Lausanne, il existe quelques épiceries en vrac :

  • La Brouette, avenue d’Echallens 79
  • Chez Mamie, avenue de Tivoli 56
  • Bio c’bon, boulevard de Grancy 8
  • Les Frondaisons de Bois-Genoud, oute de Bois Genoud 36, Crissier

 

Escadron d’écrans publicitaires aux caisses de Manor

Dans sa succursale lausannoise située 3, rue Pichard, le centre commercial Manor (ex-Placette) a déployé un escadron publicitaire d’un nouveau genre avec lequel il compte sans-doute étendre la portée de ses campagnes publicitaires et celles de ses annonceurs. Chaque caisse du supermarché dispose à présent de deux écrans lumineux dont la fonction est double. Lorsque le caissier encaisse, son écran affiche le nom des produits, leur prix de vente et le montant total de la facture. Un second écran affiche les mêmes informations devant le client. Entre deux encaissements, les deux écrans affichent de la publicité. Dans l’impossibilité de détourner complètement le regard, la clientèle — et le personnel — de Manor se retrouvent obligés de consommer ces réclames.

On se demande si le groupe Manor, qui possède également Athleticum, Appunto et Sanovit, a également installé ce type de procédé publicitaires dans ses autres magasins.