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La publicité commerciale à la rescousse du délitement social

Il y a une trentaine d’années, des publicitaires ont eu une idée brillante, mettre « gratuitement » des véhicules à disposition d’associations, de communes. Gratuitement ? Pas tout-à-fait. Les usagers du véhicule se chargent de faire le plein, d’en prendre bien soin et, surtout, de le conduire, que les annonceurs étendent la publicité de leur enseigne autant que possible.

Fortuna publicité SA fait partie des entreprises qui ne vivent que de ce type d’activités, grâce à un réseau d’associations et de communes dont font partie Pully, Lutry, Nyon, Val-de-Travers, Sion, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et l’Association d’Entraide familiale et accueil de jour des enfants du Gros-de-Vaud et environs.

Comme la Fondation BVA, Fortuna publicité SA se fait une fierté de proposer ses services aux associations caritatives et aux communes et de participer au bien commun, comblant ainsi le vide indigne laissé par la société civile et l’État, photographies à l’appui !

 

Neo Advertising nommé nouveau censeur de la publicité à Genève

Depuis 2012, la ville de Genève contrôlait les affiches publicitaires visibles sur son territoire par le biais d’une Commission de censure (le Courrier du 2 mars). De récentes controverse ont éclaté à cause de l’opacité des décisions de la commission. A plusieurs reprises le Préposé cantonal à la Protection des données et à la Transparence a demandé à la commission de rendre son fonctionnement et ses critères de censure publics, sans succès. L’organe exécutif genevois, le Conseil administratif a décidé de dissoudre la Commission de censure, parce que son activité faisait passer la Ville pour une autorité de censure ce qui donnait une mauvaise image auprès du public. Le Conseil administratif a confié n’a pas tout à fait éliminé la censure puisqu’il l’a en fait confié à un tiers, l’entreprise privée Neo Advertising, qui après la SGA, est aussi le nouveau diffuseur publicitaire de la Ville. La justification de cette décision laisse perplexe. Si l’image de la Ville était devenue mauvaise, n’est-ce pas moins dû à la censure qu’à son opacité. N’aurait-il pas suffit de révéler au public comment la Commission de censure prenait ses décisions ? La dissolution de la Commission n’a pas supprimé la censure, elle l’a confiée à l’entreprise privée qui diffuse la publicité qu’elle doit juger. Rien ne garantie que Neo Advertising, une entreprise qui ne publie presque aucune information à son sujet, fasse preuve de plus de transparence dans ce domaine, sans même parler d’efficacité.

A la télévision la tendance est à la personnalisation de la publicité

Aujourd’hui, les chaînes de télévision rêvent de publicité personnalisée. Depuis quelques années, les chaînes suisses diffusent des publicités régionalisées. Elles sont personnalisées à l’échelle régionale, la Suisse romande. Le téléspectateur qui regarde TF1 ne verra pas les mêmes publicités selon qu’il se trouve en France ou en Suisse romande.

Les chaînes de télévision souhaitent aller plus loin en personnalisant la publicité à l’échelle individuelle grâce à l’utilisation des données massives (big data). Cette publicité existe déjà dans d’autres canaux de diffusion de masse comme le publipostage ou elle s’appelle la publicité adressée.

Les chaînes de télévision françaises plaident depuis longtemps pour un assouplissement des règles en matière de publicité. Elles plébiscitent en particulier depuis plusieurs mois la « publicité adressée ». C’est-à-dire la publicité ciblée en fonction des individus. Comme le prévoit Alain Weill, le patron de SFR Media, dans peu de temps, « ceux qui ont des chiens auront des publicités pour Canigou, et ceux qui ont des chats, des publicités pour Ronron […] C’est une révolution qui se prépare. La télé va retrouver énormément de modernité et faire venir de nouveaux annonceurs. » (Les Echos, 14 février 2017).

Aux États-Unis, la publicité adressée représente déjà environ 5 % du volume d’achat à la télévision. L’objectif de la télévision est de récupérer ou ne pas perdre les annonceurs se tournent vers le numérique et l’Internet. Pour Alain Weill, « les opérateurs télécoms sont sans doute les seules alternatives pour rééquilibrer cela dans le futur. » Pourquoi ? Parce qu’ils disposent des données massives qui permettent d’identifier les individus et donc de les cibler avec la publicité supposée leur correspondre, exactement comme le pratique déjà les « GAFA » (Google, Apple, Facebook et Amazon) ou, moins connus des Suisses, les chinois Alibaba, Xiaomi, Tencent et Baidu.

En France, Les chaînes de télévision plaident depuis longtemps pour un assouplissement des règles en matière de publicité. Il s’agit de permettre le commerce, la transmission et l’utilisation des données privées sans le consentement des personnes à qui elles appartiennent. Selon Alain Weill, les ministères sont favorables à l’amendement de la loi et des règlements, qui devrait commencé dès cette année.

La pub sur les réseaux sociaux rattrapera les journaux en 2019

Selon une dépêche Ats, qui relaie une étude de l’agence française Zenith,[1]Zenith appartient au groupe français Publicis. les dépenses publicitaires sur les réseaux sociaux augmentent de 20% par an dans le monde. Elles devraient rattraper celles des journaux en 2019. Aujourd’hui, elle représentent déjà 16% des investissements. La progression correspondra à une augmentation de  72% entre 2016 et 2019, passant de 29 milliards de dollars à 50,2 milliards.

 

Notes   [ + ]

1. Zenith appartient au groupe français Publicis.

Les épiceries en vrac contre la pub

Avec 730 kilogrammes par année et par habitant, la Suisse est le deuxième pays qui produit le plus de déchets en Europe. Cette quantité a doublé en 30 ans.  Parmi ces déchets, on compte de nombreuses publicités : les affiches extérieures, mais aussi la publicité qui figurent sur les emballages et les étiquettes. Les épiceries en vrac permettent de réduire la quantité de ce type de déchets à l’échelle du particulier. Le principe de l’épicerie en vrac est simple. Vous apportez vos propres récipients, les remplissez de produits et vous repartez. A proximité de Lausanne, il existe quelques épiceries en vrac :

  • La Brouette, avenue d’Echallens 79
  • Chez Mamie, avenue de Tivoli 56
  • Bio c’bon, boulevard de Grancy 8
  • Les Frondaisons de Bois-Genoud, oute de Bois Genoud 36, Crissier

 

Campagne de publipostage personnalisée du quotidien vaudois 24 Heures

Le mois passé, des anciens abonnés du journal 24 Heures ont reçu dans leur boîte aux lettres une réclame personnalisée. Déguisée en première page, elle affichait le prénom et le nom de famille de la cible dans la titraille. De quoi alimenter le narcissisme du petit Pékin, qui n’a même pas à remplir le bon de commande. Pardi, on l’a rempli à sa place : son adresse, son nom, tout y est. Même la case « oui, je souhaite profiter de cette offre exclusive réservée aux ‘anciens abonnés’ » a déjà été cochée et le bon est déjà affranchi. Si ça se trouve, bientôt les annonceurs n’auront même plus besoin d’obtenir le consentement des consommateurs…